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Manou et Nadia, les deux mamans de Thomio

Mis à jour : 27 Novembre 2024

Thomio, mignon petit extraterrestre, c'est l'histoire du partage. Tout d'abord partagé entre deux personnes et deux personnages.

Le petit Thomio, un sympathique extraterrestre, est originaire d'une autre planète. Mais, malheureusement, son vaisseau spatial tombe en panne au-dessus d'une contrée inconnue et, d'après sa base, désertique dont les habitants sont bourrus et peu amènes. Cela ne vous rappelle rien… Mais la comparaison avec le film " la soupe aux choux " s'arrête-là.

Thomio est tout droit sorti de l'imagination débordante de " sa " première maman, Manou Genefort.

" Je suis native de Chanteloube, à côté de Fresselines, mais la vie m'avait éloigné de la Creuse. " indique l'autrice. " J'y suis revenue, après quelques années passées en Normandie et quatre enfants pour qui j'ai dû inventer des histoires plus ou moins abracadabrantes. C'est aussi en travaillant dans un poney club et dans ma ferme, auprès d'enfants dont certains souffrent d'autisme, que j'ai approfondis cette vocation. Certaines de ses histoires, je les ai couchées sur le papier et elles sont rangées, sagement dans un placard ou dans une malle. Comme Thomio. " souligne Manou.

Aujourd'hui, avec Thomio, notre mignon petit extraterrestre, c'est l'histoire du partage. Le partage est, pour Manou Genefort, comme un pont entre les gens et un partage inter-générationnel. Cela ressort bien dans l'histoire.

Thomio en Creuse a été mis en image par sa deuxième maman, Nadia Gaborit. " Depuis toujours, j'ai dessiné. C'est naturellement que j'ai pris le chemin des arts appliqués et celui de la capitale où j'ai pratiqué mon métier de styliste. J'ai ensuite rencontré mon compagnon qui est coutelier. C'est d'ailleurs grâce, ou à cause de lui, que nous nous sommes rencontrées avec Manou. Nous avons longuement échangé et elle a glissé plusieurs histoires dans ma boîte aux lettres, mais j'ai flashé sur l'histoire de Thomio. Avec mon fils, j'ai retrouvé mon rêve de petite fille : illustrer des livres. " précise la dessinatrice.

Manou Genefort, dont le métier n'est pas d'écrire des livres, mais agricultrice biologique. On peut d'ailleurs retrouver ses produits à Intermarché

" L'histoire de Thomio est partie du fils de mon amie d'enfance, prénommé… Thomas. Mais, sans dévoiler le livre, c'est surtout l'histoire d'une rencontre. D'une belle rencontre entre Thomio et Aymé, un paysan. " indique Manou. Le livre est disponible à la librairie " Aux mille-feuilles dunoises " à Dun-le-Palestel. Le livre s'adresse à tous à partir de trois ans.

" Je tiens, également, à remercier les éditions Alexis Chartraire, qui m'ont bien soutenu dans ce projet. " précise l'auteure.

D'ailleurs, Manou Genefort sortira un roman, toujours aux éditions Alexis Chartraire, courant du premier trimestre.

Paru le 30/12/2023 dans l'Echo du Berry voir l'article en ligne

Un livre à destination du jeune public

Mis à jour : 4 Novembre 2024

Nadia Gaborit, illustratrice, et Manou Genefort, auteure (de gauche à droite). © Droits réservés

Fresselines. Thomio dans la Creuse de Manou Genefort. Manou Genefort propose en cette fin d’année 2023 un ouvrage Thomio dans la Creuse à destination du jeune public, inspiré par la vie d’un enfant qui connaît une aventure épique en Vallée de la Creuse.

 

« Originaire de Chanteloube sur la commune de Fresselines, je suis revenue depuis trois ans sur les terres de mes ancêtres », précise Manou Genefort, l’auteure.

Amoureux de la campagne creusoise

Dans ce nouvel ouvrage, Thomio, « un petit extraterrestre poétique est tombé amoureux de la campagne creusoise. Thomio “Thomas” est le fils de mon amie d’enfance. Je l’ai regardé grandir, évoluer. Ensuite, je suis moi-même devenue mère de quatre enfants. J’ai sans cesse imaginé des histoires abracadabrantes, en travaillant auprès d’enfants dans un poney-club et dans ma ferme en Normandie avec des enfants autistes ».

Ce livre est réalisé avec Nadia Gaborit, illustratrice originaire de Charente, qui après des études et un parcours de styliste en région parisienne, est venue s’installer à Saint-Plantaire dans l’Indre.

 

« Depuis toujours, j’ai dessiné. C’est naturellement que j’ai pris le chemin des arts appliqués et celui de la capitale où j’ai pratiqué mon métier de styliste. J’ai ensuite rencontré mon compagnon, le Théâtre d’Ombre, l’Indre et la Creuse. Avec mon fils, j’ai retrouvé mon rêve de petite fille : illustrer des livres. Et un jour, Manou a glissé ses petits contes dans ma boîte aux lettres… ».

Cet ouvrage est une première pour les deux créatrices qui imaginent une suite prochaine, poursuivant cette ode à l’échange, au partage et à l’amitié entre un paysan creusois et le jeune Thomio. 

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Livre jeunesse Thomio dans la Creuse , 32 pages, écrit par Manou Genefort et illustré par Nadia Gaborit aux éditions Alexis Chartraire, 16,90 €. En vente prochainement en librairie, marché de Noël ou auprès de Manou au 06.33.84.38.00 ou sur le site internet : alexischartraire.com/thomio .

Article paru dans La Montagne le 12/12/2023

Au Blanc, la librairie Cousin-Perrin veut « évoluer sans révolutionner »

Mis à jour : 4 Novembre 2024

Lionel Cartier (à gauche), responsable de la librairie, et les deux gérants associés, Alexandre Guilloux (au milieu) et Guillaume Gommier, présentent le nouveau rayon jeux de société. © (Photo NR)

La librairie-papeterie, véritable institution culturelle blancoise, cherche à innover, notamment avec un nouveau rayon jeu de société et des services informatiques.

« Évoluer sans révolutionner », telle est la devise d’Alexandre Guilloux et Guillaume Gommier, gérants associés, qui président depuis plus de deux ans à la destinée de la librairie-papeterie Cousin-Perrin, véritable institution culturelle blancoise.

« Faire perdurer l’existant tout en réfléchissant à diversifier »

Ces deux anciens salariés, bien implantés dans la structure, n’ont pas hésité. « Notre volonté au départ était de faire perdurer l’existant tout en réfléchissant à comment diversifier nos offres en termes de commerce, d’animation et de services. À la reprise de l’entreprise, le comptable préconisait de fermer la librairie, qui représentait 25 % du chiffre d’affaires. Pour nous, c’était inenvisageable. À la rentabilité, nous préférons pluralité et équilibre », expliquent Guillaume Gommier et Alexandre Guilloux qui, avec toute l’équipe, les libraires Lionel Cartier et Alice Macé, la secrétaire comptable Katia Lemeux, les informaticiens Alexandre Varvou et Anatole Pinçon, développent de nouveaux projets.

> À LIRE AUSSI. Au Blanc, la librairie Cousin-Perrin va tourner la page

Si l’espace du livre n’est pas extensible, il abrite depuis peu un nouveau rayon, celui des jeux de société, et n’empêche aucunement la venue d’auteurs locaux et prestigieux pour des rencontres et séances de dédicaces avec les lecteurs (lire ci-dessous). « Ce gros travail initié par Lionel nous assure une notoriété ! » s’enthousiasme Guillaume. Par ailleurs, un site marchand sur lequel les usagers pourront commander leurs ouvrages et les retirer à la librairie va être mis en place prochainement.

« Un accompagnement de A à Z » en informatique

Côté informatique, l’équipe ne chôme guère. « Pour satisfaire notre clientèle de professionnels, nous développons une gamme de mobilier de bureau. Mais notre point fort reste le service, avec un accompagnement de A à Z, pour la fourniture, l’installation de matériel informatique. Pendant le Covid, nous avons équipé en wifi de nombreuses propriétés en Brenne. Et depuis peu, nous numérisons d’anciennes cassettes vidéo », précise Alexandre Guilloux, qui intervient dans le cadre d’une deuxième société, ABI, exclusivement chez les particuliers. Et à l’approche de Noël, le magasin sera ouvert à partir du 12 décembre jusqu’au 24, 7 jours sur 7.

Les dédicaces à venir

> Samedi 2 décembre, à partir de 9 h 30, David Verdier pour « Le Testament Dumas : Berry Cold Case »

> Samedi 9 décembre, de 9 h 30 à 12 h, Alexis Chartraire pour « Les Feux de la Saint-Jean » et de 14 h 30 à 17 h 30, Michelle Montmoulineix pour « Le Temps des ogres », récompensé par le prix Pépites du livre jeunesse

> Samedi 16 décembre, de 9 h 30 à 12 h, Martine Duchesne pour « Les Cahiers oubliés »

> Samedi 16 décembre, en partenariat avec la Ville du Blanc, salle des Augustins, dédicace, expo, lectures de contes à 15 h et 17 h, goûter offert aux enfants avec Maud Brunaud, Céline Alapetite et la Mère Noël pour « Noël en Berry »

> Mercredi 20 décembre, de 9 h 30 à 12 h, Ylan Corso pour « Movie Life : l’homme que j’étais… »

> Jeudi 21 décembre, de 16 h à 19 h, Gérard Coulon pour « Les Aventures de Brickius Maximus »

> Vendredi 22 décembre, de 15 h à 18 h, Léandre Boizeau pour « Mis et Thiennot : une vie de combat »

> Samedi 23 décembre, de 9 h 30 à 12 h, Patrick Grosjean pour « Échoppes et demeures du 15e siècle au Blanc »

Article paru dans la Nouvelle république le 30 novembre 2023

Découvertes et émotion au salon du livre d’Orsennes

Mis à jour : 4 Novembre 2024

De nombreux visiteurs sont venus au salon.
© Photo NR

À Orsennes, fidèle à ce rendez-vous incontournable, le 29 octobre 2023, l’association Imag’in’art accueillait dans le cadre de son troisième salon du livre 43 auteurs et éditeurs.

Les visiteurs sont venus nombreux pour rencontrer les auteurs et partager avec eux. Les ventes ont été fructueuses, avec la perspective pour certains de les offrir pour Noël. Plusieurs moments privilégiés de lecture ont permis de découvrir les poésies de Christine Guillebaud et de Marie-José Lebeigle, les romans de Daniel Clémente et de Brigitte Lucas.

Geneviève Joseph, créatrice de l’association organisatrice, a pris la parole avec beaucoup d’émotion pour annoncer que pour des raisons personnelles et de santé elle se retirait, et qu’une autre équipe la remplacerait. Elle a souhaité aux suivants autant de plaisir qu’elle avait eu à organiser cette manifestation culturelle.

Article paru dans La Nouvelle République le 10 novembre 2023

ALEXIS CHARTRAIRE OU LA DIFFICULTÉ DE VIVRE DE SON ART

Mis à jour : 4 Novembre 2024

Article complet sur : https://letaiseux.fr/alexis-chartraire

Merci à Estelle Caumartin

Ancien « banlieusard » passé par Fresselines, Alexis Chartraire vit désormais à Pouligny-Saint-Pierre, au cœur de la Brenne. Après s’est découvert une fibre artistique sur le tard, le romancier-peintre se trouve aujourd’hui confronté aux réalités d’un marché difficile d’accès sans pour autant accepter de se compromettre.

Alexis Chartraire préfère déposer un voile de pudeur sur sa première vie et ne pas en confier les détails. Ancien informaticien, ce romancier-peintre âgé de 58 ans, « au parcours atypique, autodidacte en tout » n’a pas choisi entre les deux arts qui l’attiraient et mène une double carrière mêlant l’écriture et la peinture depuis 2008. Fier de publier prochainement un troisième roman, ses tableaux sont exposés en galerie à Paris et à Barbizon. Mais derrière cette façade de projets, un sujet tourmente l’artiste depuis quelque temps malgré l’amour qu’il porte à son activité : « Les artistes ont du mal à vendre et les romanciers doivent écumer les salons du livre pour exister », annonce-t-il.

Entre reflets et couleurs

« Je ne suis pas un artiste du sérail. J’ai un parcours d’autodidacte. J’étais informaticien, je viens d’un autre monde et j’ai découvert qu’on pouvait peindre. Mes parents étaient simples mais m’ont donné des livres, m’ont appris l’importance de la lecture, ont cherché à développer ma curiosité, m’ont poussé à me cultiver. […] C’est une chance de pouvoir se lancer dans la peinture. En 2012, j’ai voulu me professionnaliser pour avoir plus d’exigences. Mais il est très difficile d’en vivre », retrace Alexis.

Arrivé à Fresselines, en Creuse, après avoir fermé la porte sur la première partie de sa carrière, il découvre « par hasard » ce village au patrimoine artistique fort et aux paysages inspirants : « C’est le village qui nous a choisis. J’y ai peint les reflets de l’eau que j’avais découverts dans l’œuvre de Monet. C’est un sujet infini, les reflets évoluent. Il faut inventer, créer un langage. Ce n’est parfois même pas clair dans la tête et il m’arrive d’être surpris du résultat… », décrypte-t-il.

Un marché bouché

Le peintre se passionne ensuite pour Maurice Rollinat et fréquente le Cercle des beaux-arts au moulin du Rabois à Argenton-sur-Creuse pour peaufiner sa technique. Les premières expositions arrivent, les premières ventes aussi et plus récemment, les premières déconvenues. Alexis Chartraire chemine, s’interroge, explore les contradictions du marché sans parvenir à se fixer sur une solution ou un début de réponse : « Il y a beaucoup de concurrence avec les amateurs en peinture et en sculpture, et une concurrence déloyale dans les métiers artistiques à cause des charges qui ne sont pas les mêmes selon le statut. Il y a quelques années, c’était rentable mais aujourd’hui, les ventes sont rares, mêmes lors des vernissages. Il n’y a pas ce public de collectionneurs, les touristes investissent moins. Le marché n’est plus là, il s’est ratatiné. Le problème c’est que l’art d’aujourd’hui est comparé à des choses qui ont une très grande valeur, réalisées par des artistes morts depuis une centaine d’années. […] Il y a des galeries au niveau économique proche de 0, qui ne font pas une seule vente dans un mois. »

Les galeristes peinent peut-être à vendre mais Alexis pointe un paradoxe qui sanctionne l’artiste dès le début de sa carrière : « Il faut paraître, faire tel et tel salon. Les prix jouent aussi, ça ne change pas le peintre mais ça rassure les gens. […] On va être obligé de payer avant d’avoir vendu quoi que ce soit. C’est pareil en musique. On est dans un monde curieux, on met en avant la culture et en parallèle, 90 % des acteurs sont obligés de participer financièrement. C’est un travers étrange… […] Les expositions sont payantes, les droits d’inscription sont très élevés et les places parfois peu intéressantes quand on n’est pas renommé. Il ne faudrait pas se disperser, un agent artistique permettrait d’éviter ça mais ils ne s’implantent pas ici. »

Pour autant, Alexis Chartraire ne souhaite pas remettre en question son style, situé entre le réalisme et l’art abstrait : « Après la mode de l’art abstrait, le figuratif revient, mais je peins indépendamment de ce qui va plaire ou se vendre même si j’écoute ce que disent les gens dans les expos. »

Le pinceau puis la plume

En 2018, Alexis Chartraire publie Cavalcade, un ouvrage portant sur la vie du peintre Théodore Géricault. « J’ai mis plus de quatre ans à sortir Cavalcade entre le cheminement, l’écriture, l’édition. Il y avait de l’intérêt, j’ai eu beaucoup d’échanges par mail avec des lecteurs à ce sujet. Je n’ai pas eu besoin de romancer la vie de Géricault. […] On apprend, la méthodologie change. Pour les tableaux, je prends des photos avant de peindre. Pour les livres, j’écris un scénario avant de les rédiger. […] C’est un monde merveilleux la création, un vrai plaisir. C’est extraordinaire de créer de ses mains… Cavalcade m’a ouvert une boîte de Pandore. Le deuxième livre a été plus difficile à écrire. J’ai été obligé de me réinventer. Je suis autodidacte mais je ne pense pas qu’il pourrait y avoir une formation à l’école pour écrire un livre. En revanche, il faut une bonne base », confie-t-il.

Le monde littéraire, qui croule sous le nombre des publications, n’est pas épargné par les difficultés rencontrées par les artistes peintres. Alexis Chartraire est là encore, revenu de ses illusions. Il admet : « Dans les livres aussi c’est difficile de se faire une place. L’auteur a besoin de notoriété. Il faut des années avant de percer un peu, ça apprend l’humilité et la patience. […] Le problème du roman, c’est qu’il faut trouver un financement puis mettre en valeur le livre, notamment dans les librairies. Mais il y a un renouvellement excessif et celles-ci sont saturées car trop petites. […] Il y a beaucoup de créativité et c’est génial, mais les auteurs ne trouvent pas leur public. »

Iconographie chrétienne

Il y a peu, le romancier-peintre semblait avoir besoin de prendre de la hauteur et de s’éloigner de ces considérations économiques. Après avoir suivi une formation en iconographie auprès d’un prêtre orthodoxe durant deux ans, Alexis Chartraire poursuit aujourd’hui son apprentissage avec un maître iconographe. Là aussi, la pudeur est de mise et la porte semble infranchissable. « En iconographie, on ne peut pas faire une œuvre parfaite, la seule œuvre parfaite c’est celle de Dieu. On apprend la place du peintre, l’humilité… Il n’y a pas de place pour signer », conclut-il.

La discipline permettra peut-être au peintre d’accéder à un certain apaisement et finalement d’accepter qu’épouser une carrière artistique, c’est aussi risquer d’embrasser le dénuement le plus complet. ■

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